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Ces paradis fiscaux que les banques françaises aiment tant

Les paradis fiscaux font le bonheur de plusieurs banques françaises. De Luxembourg, en passant par la Belgique et pour finir Hong Kong et Singapour ou encore l'Irlande, ces pays sont les plus privilégiés des cinq principales enseignes financières de la France, à savoir la BNP, la société générale, la BPCE, le crédit mutuel et le Crédit Agricole. L'étude à été faite par 3 ONG et a révélé ce résultat.

Cette étude est une première car avant, les banques n'avaient pas d'obligation à publier leurs bénéfices. De plus, elle nous donne une idée de ce que les paradis fiscaux représentent pour les banques françaises.

Un bénéfice qui atteint les 5 milliards d'euros

En 2015, ces cinq banques ont déclaré un bénéfice de plus de 5 milliards d'euros dans les États cités ci-dessus classés de paradis fiscaux. Ce chiffre représente plus d'un tiers des bénéfices que ces banques ont enregistré à l'étranger. La grande gagnante est la banque BNP qui représente environ la moitié de ces bénéfices.

Les États les plus prisés de ces banques sont la Luxembourg et la Belgique qui ne sont pas très éloignés. La nomination de la Belgique comme étant un paradis fiscal peut vous étonner, cependant, en faisant les simulations sur un simulateur impots, on se rend vite compte que celle-ci l'est.

Cependant, Hong Kong et Singapour sont en voie de devenir les nouvelles destinations car en Europe, le climat tend à s'échauffer.

Quant à l’Irlande, elle permet aux banques de booster le plan comptable.

Une activité à risque

Le plus grand avantage que représente ces pays réside dans le faible taux d'impositions. Et c'est en grande partie pour cette raison que les banques décident d'y installer une filiale.

Cependant, l'étude menée présente aussi une autre grande raison pour une banque de s'installer dans un paradis fiscal : les paradis fiscaux présentent un avantageux cadre légal et fiscal pour une activité financière.

Cependant, ces activités purement financières sont les plus à risque. Ainsi, à l'image de la crise financière de 2008, ces activités peuvent du jour au lendemain exploser et causer de graves dégâts pour toute l'Europe.